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Position d’ACN sur l’affichage environnemental : promouvoir une information claire, mesurable et complète

 ACN soutient l’affichage environnemental dans la mesure où les données affichées seront compréhensibles par le grand public, mesurables et se basent sur l’ensemble du cycle de vie du couple produit-emballage. Dans cet esprit, ACN participe activement aux groupes de travail qui déterminent les critères qui seront pris en compte pour l’affichage dans le cadre de la plateforme ADEME-AFNOR.

Conformément aux ambitions nationales, l’information sur les emballages peut avoir une vraie influence sur les comportements des consommateurs et des conditionneurs ainsi que sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La contribution des emballages ne doit pas être selon nous ni minimisée ni surpondérée. Pour autant, elle a sa place avec les principes suivants :

Le bilan CO2 des emballages doit être la base du calcul de l’empreinte environnementale

Le calcul de l’empreinte des emballages doit se baser en premier lieu sur leur bilan d’émissions GES, dont le CO2. Rappelons que la volonté politique initiale voulait privilégier les produits présentant la plus faible empreinte carbone. Et cette dimension carbone, plus précisément GES, reprise par le Grenelle de l’environnement, trouve tout son sens dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il s’agit d’un indicateur compréhensible par le grand public et déjà utilisé.
Le produit final doit bénéficier de tout le potentiel environnemental de son emballage

Pour l’affichage de son impact environnemental, le produit final doit bénéficier du potentiel écologique du choix de son emballage, ce qui incitera un changement de comportement de la part des consommateurs mais aussi des distributeurs et des producteurs/conditionneurs. Cette information pourrait être associée systématiquement à une explication éducative, par exemple une incitation au geste de tri sélectif.

Les critères d’impact environnemental à intégrer au calcul de l’empreinte carbone

L’analyse du cycle de vie est à la base de toute mesure sérieuse de l’impact environnemental des emballages. La filière brique alimentaire a multiplié ces dernières années les recherches pour évaluer les forces et faiblesses de ses emballages.

Comme le révèle les ACV, la brique alimentaire a un faible impact environnemental au cours de son cycle de vie. Ces résultats s’expliquent par la constitution même de la brique, composée à 75% de fibres de bois, ainsi que par un volume et un poids limités qui permettent de minimiser les émissions de CO2 pendant le transport. La brique alimentaire limite ainsi les émissions de gaz à effet de serre et contribue à lutter contre le changement climatique.

Les filières emballage peuvent contribuer aux réflexions méthodologiques et définir les critères d’impact environnemental à intégrer aux calculs de l’empreinte carbone des produits finis. Ces filières suivent depuis des années la dimension environnementale de leur secteur, comme la filière brique alimentaire à travers la filière papier/carton. Elles sont aptes à proposer des critères pertinents et communs à tous les matériaux d’emballages et qui pourront être appliqués de façon harmonieuse et équitable à tous les produits de consommation.

Plusieurs critères issus des ACV pourraient entrer en compte dans l’affichage environnemental :

  • Réchauffement climatique (émissions GES/CO2)
     
  • Consommation d’énergies d’origine non renouvelable
     
  • Utilisation de ressources renouvelables (ex : fibres de bois issues de forêts gérées durablement)
     
  • Biodiversité (impact sur l’environnement et les systèmes)
     

 Pour la mise en place de l’affichage environnemental, ACN propose que l’indicateur CO2 soit privilégié. Il est précis, quantifiable et compris du grand public. Si plusieurs critères devaient être choisis, ACN propose la notion de « Consommation d’énergies ou de matières d’origine non-renouvelable ». Ce critère met en effet en avant les emballages qui limitent le recours aux énergies fossiles dont les ressources s’épuisent.

A ce titre, la fibre de bois, dont est constituée majoritairement la brique, est responsable du faible impact environnemental de la brique. Grâce au caractère renouvelable de son matériau source, la brique alimentaire a en effet un impact environnemental moindre au cours des deux phases les plus sensibles du cycle de vie des emballages ; l’origine des matériaux et la fabrication, qui sont responsable à 50% du CO2 générés tout au long de son cycle de vie. Au-delà de sa composition, la brique dispose d’une faible empreinte carbone en optimisant les phases de transport grâce à sa forme et sa légèreté, et celle de sa valorisation en fin de vie.