Après plusieurs centaines d’années d’exploitation intensive, la Finlande et la Suède ont appliqué dès 1886 des lois sur la préservation de la forêt imposant de reboiser les zones d’abatage. Dans les années 80, les compagnies forestières et les autorités ont encore fait évoluer la législation de telle sorte que la protection de la nature soit aussi importante que la production.
Depuis la conférence des Nations Unis sur l’environnement à Rio en 1992, des ressources supplémentaires ont encore été déployées pour concilier sylviculture et développement durable. C’est ainsi que les programmes de préservation intègrent systématiquement une protection de la biodiversité pour assurer la survie et le développement de toute la flore et la faune.
A la diversité des espèces s’ajoute également la richesse des individus au sein d’une même espèce. C’est pourquoi certaines souches d’arbres sont volontairement laissées pour abriter les chouettes et les pics. Pour les mêmes raisons, les véhicules évitent certaines zones de marécages qui pourraient être endommagées par leur passage etc.
Grâce à ces programmes respectueux de la flore comme de la faune, les forêts scandinaves sont de nouveau peuplées d’élans, menacés de disparition au début du siècle. Aussi, le nombre d’ours, de loups, de gloutons et de lynx - les quatre plus gros prédateurs européens - a considérablement augmenté ces dernières années.
Aujourd’hui les pays nordiques abritent environ 40 000 espèces d’animaux, plantes et champignons.